Lyre Franque de Cologne

Lyre Franque de Cologne

Lyre de Cologne Atelier Skald

Datés du VIIème siècle, les restes de cet instrument furent découverts dans la chapelle de St Sévrin de Cologne.

L’étude xylologique a révélé que l’instrument été réalisé dans de l’érable. Doté de six perces dans le joug témoignant de l’emplacement de six chevilles dont l’écartement suggère la possibilité d’un jeu en pincé, mais aussi en gratté comme pour ses cousines retrouvées à Oberflacht et à Trossingen.

Hélas, les restes de l’instrument, à l’instar de la lyre d’Oberflacht, furent détruits lors des bombardements de Cologne au cours de la seconde guerre mondiale ne laissant aujourd’hui que quelques photos, croquis et bien-sûr le rapport archéologique.

Cet instrument incorpora un programme de reconstitution dirigé pas les archéo-luthiers de l’Atelier Skald. Sélectionnant et reconstituant un outillage lié à l’artisanat du bois retrouvés sur différents sites archéologiques contemporains de la période de la Lyre de Cologne, tels que la nécropole du Wurtunberg ou encore St Dizier, les luthiers de l’Atelier Skald mettent en application le protocole d’archéologie expérimentale afin de restituer l’instrument au plus près des matériaux, des conditions, des outils et des techniques à disposition à l’époque du VIIème siècle.

Les résultats de ces expérimentations seront présenté en conférence à l’auditorium du Musée d’Archéologie Nationale en 2017.

Lyre Franque de Cologne Atelier Skald Frankish Lyre Alamanen Leire Köln

 Mais quelle est la condition du Skald?

Le mot Skald, dont l’étymologie provient du proto-germain Skalli pouvant se traduir par « parole » ou « chant » servait à définir dans l’ensemble de la culture germanico-scandinave  la fonction de celui qui, un peu à la manière du barde ou de l’aède, chantait la louange des rois, les exploits guerriers ou encore la gloire des dieux dans d’épiques poèmes.

La fonction de celui qui fabriquait les instruments reste encore très hypothétique, beaucoup de zones d’ombre demeurent sur ce sujet pourtant d’importance puisqu’il touche à ce que tout homme de pouvoir convoite depuis l’aube des âges : le Média de masse! En effet, dès l’antiquité, les auteurs grecs et latins nous parlent du pouvoir qu’exercent les musiciens, immortalisant pour les siècles et les siècles dans de sublimes poèmes et chansons ceux pour qui ils chantent la louange ou qu’ils raillent dans leurs satires! On peut aisément imaginer que dans ces sociétés portant le principe de l’oralité en haute estime comme en témoigne le système de conservation et de transmission de la connaissance et de la mémoire de leur peuple, le chanteur, le musicien et même l’artiste au sens large du terme, occupent une place centrale, voire même sacrée.

 

Lyre Franque de Cologne

Lyre de Cologne Atelier Skald

Datés du VIIème siècle, les restes de cet instrument furent découverts dans la chapelle de St Sévrin de Cologne.

L’étude xylologique a révélé que l’instrument été réalisé dans de l’érable. Doté de six perces dans le joug témoignant de l’emplacement de six chevilles dont l’écartement suggère la possibilité d’un jeu en pincé, mais aussi en gratté comme pour ses cousines retrouvées à Oberflacht et à Trossingen.

Hélas, les restes de l’instrument, à l’instar de la lyre d’Oberflacht, furent détruits lors des bombardements de Cologne au cours de la seconde guerre mondiale ne laissant aujourd’hui que quelques photos, croquis et bien-sûr le rapport archéologique.

Cet instrument incorpora un programme de reconstitution dirigé pas les archéo-luthiers de l’Atelier Skald. Sélectionnant et reconstituant un outillage lié à l’artisanat du bois retrouvés sur différents sites archéologiques contemporains de la période de la Lyre de Cologne, tels que la nécropole du Wurtunberg ou encore St Dizier, les luthiers de l’Atelier Skald mettent en application le protocole d’archéologie expérimentale afin de restituer l’instrument au plus près des matériaux, des conditions, des outils et des techniques à disposition à l’époque du VIIème siècle.

Les résultats de ces expérimentations seront présenté en conférence à l’auditorium du Musée d’Archéologie Nationale en 2017.

Lyre Franque de Cologne Atelier Skald Frankish Lyre Alamanen Leire Köln

 Mais quelle est la condition du Skald?

Le mot Skald, dont l’étymologie provient du proto-germain Skalli pouvant se traduir par « parole » ou « chant » servait à définir dans l’ensemble de la culture germanico-scandinave  la fonction de celui qui, un peu à la manière du barde ou de l’aède, chantait la louange des rois, les exploits guerriers ou encore la gloire des dieux dans d’épiques poèmes.

La fonction de celui qui fabriquait les instruments reste encore très hypothétique, beaucoup de zones d’ombre demeurent sur ce sujet pourtant d’importance puisqu’il touche à ce que tout homme de pouvoir convoite depuis l’aube des âges : le Média de masse! En effet, dès l’antiquité, les auteurs grecs et latins nous parlent du pouvoir qu’exercent les musiciens, immortalisant pour les siècles et les siècles dans de sublimes poèmes et chansons ceux pour qui ils chantent la louange ou qu’ils raillent dans leurs satires! On peut aisément imaginer que dans ces sociétés portant le principe de l’oralité en haute estime comme en témoigne le système de conservation et de transmission de la connaissance et de la mémoire de leur peuple, le chanteur, le musicien et même l’artiste au sens large du terme, occupent une place centrale, voire même sacrée.